• Expo 27 Point de fuite

    Manon Cezaro, Jules Boulain Adenis, Pierre Richard, Simon Termignon, Ester Rossi

    Point de fuite

    Expo 27 Point de fuite

     

    Les invités

     

    Manon cezaro, Jules Boulain Adenis, Pierre Richard, Simon Termignon, Ester Rossi.

    Ils sont cinq à être invités pour cette proposition d’exposition à la Chapelle. Ils pratiquent le dessin, l’animation, la sculpture, l’installation, la vidéo, la photographie, le son. Cette exposition témoigne de la variété à l’intérieur de chacune de leurs pratiques. Ils explorent le dessin d’invention, en passant par le dessin d’observation, pour aller vers le dessin qui s’anime. Ils composent des mondes inventés en des espaces colorés, animés. Ils présentent de nouvelles occupations éphémères d’espace.

    Ils se confrontent à la mise en espace collective le temps d’une exposition, pour inventer un trajet inédit : un « Point de fuite » que la Chapelle Saint Loup accueillera du 26 janvier au 08 février 2018.

     

     

    Point de fuite

     

    Ils sont tous les cinq sortis récemment d’écoles d’art différentes, ils ont en commun d’être de la même génération. Cette exposition est un lieu d’expériences pour chacun, l’émergence d’un travail en devenir.

    Manon Cezaro montrera ses Drapés Volants créés pour l’exposition, des photographies, des dessins et des productions éditées. 

    Jules Boulain Adenis et Ester Rossi, montreront des carnets, des éditions, des animations numériques projetées dans la chapelle.

    Simon Termignon présentera une installation dans laquelle seront montrées, entre autres, quelques pièces réalisées en janvier, lors de sa résidence à La Chapelle.

    Pierre Richard créera pour le soir du vernissage une performance/mapping/instant/show/immersion. Il en fera une restitution filmée pour la suite de cette exposition.

    Exposition du 26 janvier au 08 février : 1ère semaine, samedi et dimanche de 15h à 18h, du mardi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 18h. 2ème semaine : samedi et dimanche, de 15h à 18h, mardi, mercredi et jeudi de 14h à 18h Nocturnes : les mardis et jeudis jusqu’à 21h. 

     

     
     
     

     Expo 27 Point de fuite    Expo 27 Point de fuite    Expo 27 Point de fuite

    Vues partielles de l'exposition.


     

     
     

    Manon Cezaro

     

     

    Expo 27 Point de fuite

    1/ et 2/ Drapé volant 3 et 5, papiers découpés, 2017. 3/ Extrait de Zuper V, 2017

     

    Manon Cezaro a obtenu son diplôme des arts décoratifs de Strasbourg dans la section illustration en 2016. Lors de ses études, elle réside en Corée puis au Japon dans le cadre d’échanges culturels. Après ses études elle part à Bristol afin de parfaire sa formation. Manon est intéressée plus particulièrement par la sérigraphie et la photographie. Elle continue de travailler avec le collectif Zuper, créé en 2014,  auto édition de projets imprimés, de livres, de posters et de revues expérimentales. 

    Manon vit actuellement à Paris, où elle mène des projets d’édition et de scénographie. 

    Ses photographies sont conçues comme un inventaire de formes et de lumières qu’elle utilise pour ses peintures et ses dessins.  Certaines d’entre elles, tirées en grand format pour des collages sauvages, deviennent les révélateurs d’associations urbaines, des propositions faites aux passants de porter un regard différent.

    Son regard sur le monde entretient une forme d’espièglerie et de légèreté . C’est ainsi que ses recherches se sont orientées vers les Drapés volants, entre Cerf-volant et drapeaux, figures qui se déploient haut en couleur. 

    Le site de Manon Cezaro : http://www.manoncezaro.com


     

     
     

    Jules Boulain Adenis

     

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    1/ dessin, extrait de carnet. 2/Dessin numérique,Where am i going, animation extrait. 3/ The sea, dessin numérique extrait de Panacée, 2017

     

    Jules Boulain Adenis a d’abord suivi des études de sociologie à l’université de Bordeaux. En même temps il participe en tant que graphiste et illustrateur à l’émission de radio musicale et numérique  La supérette Radio-Show. Jules poursuit ses études en 2014 à l’EMCA d’Angoulême (École des métiers du cinéma d’animation) et a obtenu son diplôme en juillet 2017. Il y développe un univers graphique et narratif et démarre sa première collaboration avec Ester Rossi et Thomas Carretero au sein d’un collectif Studio Grand Fonds.

    Depuis 2016 il co-organise avec le collectif des Hiboux, le festival Off de la micro-édition «SPIN OFF» lors du Festival de la bande dessinée d’Angoulème. Il vit actuellement à Paris, où il travaille en tant que graphiste sur différents projets et en tant qu’auteur/réalisateur pour d’autres types de collaborations. L’animation est son médium de prédilection, il s’intéresse à l’édition, à l’impression et la musique.

    Très influencé par les auteurs franco-belges des années 70-80 et le Manga de la même période, Jules est sensible à une vision très chaotique mais onirique du futur. Ses personnages numériques sont nostalgiques d’un monde physique sans limite.

    Le site de Jules Boulain Adenis :  http://naleb.tumblr.com


     

     
     

    Pierre Richard

     

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     1/Installation video plastique de Margaux Duret & Pierre Richard pour Crash test Labastide-Villefranche 2017. 2/ Géométrie pixelluante, extrait, 2015.

     

    Pierre Richard qui vit actuellement à Paris a obtenu en 2016 un BTS Audiovisuel à Biarritz, en option montage et post-production. Initialement parti d’un attrait fort pour la technique, cette formation a ouvert une autre approche de la narration, du montage et lui a donné le goût de l’expérimentation vidéo. Un peu avant de sortir diplômé Pierre et son acolyte vidéaste Tao du collectif Chat Fou, Chien Foutu ont proposé une projection pour la scénographie de concert : vidéo en live, hologrammes ainsi qu’une installation vidéo sur l’identité, la mémoire, mapping au festival d’Uzeste en 2016. Depuis sa sortie de l’école Pierre Richard fait partie d’un collectif trans-médium Crash Test qui oscille entre littérature hors du livre, arts-plastiques, vidéo et musique sauvage. Ce collectif propose des expositions indépendantes et autonomes ainsi que des spectacles. 

    En 2017 Pierre a créé des live vidéo pour des festivals tels que Ouest Park, Les champs épicés ou encore le Festival de Berluhec, pour son premier live vidéo en solo. Il y fait du re-montage en direct proche du Video Jockey. Il crée également ses univers visuels avec l’infographie 2D et 3D. Avec des médiums tels que la projection et les outils du numérique, Pierre Richard expérimente le rapport à l’image hors du cadre de l’écran « de cinéma ». Le mapping lui permet de rythmer l’espace d’images en des narrations éphémères.  

    Les vidéos de Pierre Richard : https://vimeo.com/user40484194


     

     

     
     

    Simon Termignon

     

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     1/ série Documents : Le nœud gordien. Porcelaine émaillée, 4 cm x 3 cm x 1,5 cm. 2015. 2/ série Pages Choisies : Table des matières, collage sur papier, 17 cm x 24 cm. 2016. 3/ Laboratoire quotidien : Sans-Titre (bouche), craie sur bouche d’égout. 2016.

     

    Fabricant d’images par sa formation : FCIL illustration Corvisart, ESAL (École supérieure d’art d’Epinal) option image et narration, puis ENSAD (École nationale supérieure des arts décoratifs) Paris section Image Imprimée, Simon Termignon développe une pratique consciemment absurde. 

    Si il se joue des frontières et brouille volontairement les pistes entre travail et jeu, la volonté de faire est inhérente à sa pratique et n’en est pas moins sérieuse. Celui-ci (travail ou jeu ?) naît de rencontres fortuites avec des éléments du paysage, qu’il récupère et/ou investit. Arrachés à leur contexte, ils deviennent autant de terrains de jeux que Simon Termignon s'approprie.

    Ses modes d’expression sont nombreux : la photographie, la sculpture, l’installation, la fresque ou la vidéo et ses outils varient, mais le dessin est le seul qui lui permet de tous les parcourir. Aussi, il en fait une pratique parallèle intimement liée à son travail.

    Le site de Simon Termignon :  http://simontermignon.com


     

     
     

    Ester Rossi

     

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    1/ Extrait de BEGINNINGS : a journey through space and time, 2017. 2/ So far from home, dessin numérique. 3/ Extrait de carnet.

     

    Ester Rossi a suivi un premier cycle d’études en illustration aux Beaux Arts de Bologne dont elle sort diplômée en 2013. En 2014, elle se  dirige vers l’animation à l’EMCA d’Angoulême (École des métiers du cinéma d’animation) et est diplômée en juillet 2017. En 2016 elle part en Angleterre dans le cadre de ses études pour travailler au Studio d’animation Moth de Londres. Ses études l’amènent à travailler en collaboration avec d’autres notamment avec le collectif Studio Grand Fonds.  Ester vit actuellement à Paris où elle y développe un travail de commande en tant que graphiste et animatrice numérique. 

    Ester trouve dans l’animation la forme de travail qui lui convient le mieux parce qu’elle envisage le dessin comme une évasion. 

    Ester Rossi crée des univers où l’espace, habité de formes et de couleurs, est conçu comme un personnage. Elle construit la narration d’un monde d’où l’humain est souvent absent où l’on peut s’imaginer un ailleurs. Son travail une fois sorti de ses carnets s’affranchit de la pesanteur, invente son déploiement et de nouveaux mouvements.

    Le site d’Ester Rossi : https://nervousfish.tumblr.com


      

     
     
     

     Ils sont cinq, ont en commun d’être de la même génération, née aux alentours des années 1990 à l’ère du numérique, de l’omniprésence du virtuel dans nos vies. Un moment où le texte qui s’égrène dans les mots, qui peut se raconter par les images permettent des récits brodés par tous et à la portée de tous. Une représentation en invention, actualisation, débat, sans cesse renouvelés en « textes » multiformes qui mêlent les mots, les # ou les @, les images photographiques ou vidéos.

    La prégnance des langages mêlés textes ou/et images, imprègne à différents degrés les travaux de Jules Boulain-Adenis, Manon Cezaro, Ester Rossi, Simon Termignon, Pierre Richard : rêve d’un ailleurs, fiction poétique, partition à plusieurs mains, causticité politique ou démantèlement critique.

    Jules Boulain-Adenis invente des fictions grâce à l’image dessinée et animée par ordinateur.
    Il propose un univers virtuel. Les techniques numériques en font un monde coloré, lisse, tout de surface, impalpable, comme suspendu.
    Des personnages rencontrent des risque d’enfouissements, chutes, passages, dislocations, qui les mènent vers un ailleurs qui peut se défaire jusqu’à se dématérialiser.

    Le monde d’Ester Rossi s’il est virtuel lui aussi, présente un autre caractère.
    Il est issu de l’exploration d’un pouvoir narratif de l’image qui s’invente des enchainements, juxtapositions, ruptures. Le vecteur en est la couleur liée au clair et à l’obscur. Des bleus violacés profonds, des jaunes orangés rougissants sont proches de nos codes habituels des jours et nuits, ou de l’opposition d’un cosmos lointain et d’une terre éclairée d’un soleil. Mais ce sont des espaces inconnus qui s’ouvrent, se ferment, sont traversés, débordent, s’écoulent, s’arrondissent ou se font anguleux, se déconstruisent et reconstruisent autres dans une danse souvent fusionnelle.
    Beaucoup de réalisations développent des paysages où prolifèrent les végétaux. Une nature dense, riche d’espèces végétales détaillées en couleurs nuancées, que traversent des personnages.

    Manon Cezaro participe à la production collective de Zupper, « fanzine » réalisé à plusieurs mains, qui privilégie l’image, explore sa capacité au récit poétique.

    Pierre Richard se veut l’auteur d’un propos tenu par des projections de lumières, images, sons, musiques, textes poétiques à éprouver en lieu et place au moment où elles s’effectuent. Une forme d’intervention qui vise à invectiver quelque peu le spectateur, en tous les cas à interroger ses convictions ou ses certitudes, à le bousculer.

    Simon Termignon renverse, met à nu et rhabille le langage. Il est un explorateur des mots, des expressions toutes faites, du langage courant. Il interrompt le flux du texte, de la parole, s’offre un arrêt sur une page de livre, un intitulé, un cartel d’exposition, les interrogeant concrètement par leur retournement.

    Le dessin est souvent à la base leur travail. Pour certains il est instrument de recherches et de réalisations, leur soubassement. Il peut se faire exploration rapide et impulsive parfois tenue au secret. 

    À moins qu’absent il ne soit remplacé par des projets en notes diverses, écriture : dessein, projet.

    Ester Rossi se dit « artisan du dessin ».
    Les dessins s’enchainent aux notes dans les carnets en une invention riche, dense, prolixe. Elle retient quelques parcelles de réalité, des plantes, des arbres comme une visite de détails de jardins qui aideront à réinventer des paysages en numérique. Elle schématise des silhouettes d’animaux sur une même page ou dans un choix de représentation plus frustre des personnages.
    Ici elle présente quelques extraits en un montage animé, de ses réalisations de « paysages » de quelques mouvements de personnages ou animaux, des images choisies extraites des animations en tirages numériques. Les carnets de croquis nous permettent d’accéder à la construction d’un imaginaire poétique.

    Pour Jules Boulain-Adenis le dessin est un travail de l’instant, qui projette des idées, lance des instantanés de l’imaginaire sur le carnet qui tient dans la poche, toujours à portée de main. Il le considère comme un « écrire sur le vif » qui a sa vie propre, peut être proposé au regard en une présence concrète qui vient s’opposer à la virtualité des images informatiques.
    Il sert aussi l’invention précise de personnages au trait et à la ligne légère et sure qui détaille
    anatomies et costumes, les fait vivre dans la page.
    Ici il présente un montage d’animations : les premiers détails crayonnés mis en mouvement, des extraits de réalisations superposées en cases et bandes superposées.
    Il vient de réaliser une bande dessinée « Minéralogie », comme un court poème, un phrasé rythmé de l’alternance ou de la complémentarité parole / image jusqu’au silence imposé d’une page blanche, ou la réduction à quelque semblant de schéma mathématique.
    Les carnets de croquis sont exposés ainsi que des tirages d’images numériques. Certaines concernent les travaux les plus récents : une ample recherche de « héros » casqués inspirés de sculptures de guerriers japonais des 5° 6° siècles.

    Pour Manon Cezaro le dessin coloré est un des vecteurs principal du travail. Dessin de paysages désertés en plusieurs étapes, ou des personnages comme arrêtés dans leur élan. Tous sont portés par une couleur arbitraire, réduite à deux grandes dominantes : bleu, rouge ou jaune, vert par exemple. Ils donnent lieu à un travail du contour clairement établi, puis des surfaces toutes en nuances, passages, fusions, transparences.

    Simon Termignon ne montre pas son carnet de croquis empli de projections crayonnées comme à la hâte et avec vigueur à la recherche de l’idée, ou de l’installation. Ils sont voués à rester secrets.

    Quant à Pierre Richard c’est en plusieurs phases d’ébauches qu’il dessine les contours de ces interventions. On l’imagine remplir des feuillets de projets écrits : collecte et invention de poésie, observations sur des images récoltées, prises de notes philosophiques ou de quelques animations numériques de formes destinées à l’espace, le tout à la recherche de la plus grande cohérence possible du propos visé.

    Leurs pratiques sont diversifiées enjambant plusieurs domaines.

    Manon Cezaro photographie.
    Ici, pris dans une pénombre qui n’aura pas permis d’y voir pour ajuster la visée du photographe, des dos unis dans ce qu’on suppose être un regard commun, vers ce qui restera une obscurité dense. Le regard s’arrête sur des chevelures colorées, se joue peut-être d’une interprétation sur l’âge et l’identité des personnes et vient buter sur l’inconnu de ce qui pourrait avoir été là. L’image photographique est portée au format de l’affiche, susceptible de revenir là d’où elle s’origine, un espace public, au risque de s’y confondre ou d’apparaitre comme une aberration visuelle selon l’ajustement des points de vue.

    Elle travaille des images d’Objets flottants construites de collages de papier vinyle coloré en formes étudiées à partir de l’architecture des cerfs-volants.
    Ici elle montre les Drapés-volants issus des premières représentations : objets de coton souples et flottants en avant des murs.

    La démarche de Simon Termignon se définit comme un « laboratoire » : une volonté d’expérimenter en des moyens divers, à travers des essais successifs, sur différents terrains de jeu.
    Ici un laboratoire du langage.
    Le biais du livre semblait tout trouvé comme objet susceptible de matérialiser le langage par la succession des pages, la répartition en chapitres, la typographie, la reliure.
    Il récolte des livres jetés, en extrait des pages avec une préférence pour celles qui sont presque vides : pages de titres, épigraphes, sommaires qui concentrent un propos court.
    Il travaille directement sur celles-ci, par des collages d’images qui montrent le sens des mots pris au pied de la lettre, ou dévient le sens originel, détonent, dénoncent.
    Ces pages jaunies usées du temps, agissent l’air de rien, porteuse d’humour et de distance face à ce qui du langage voudrait porter des évidences.
    Il s’attaque aux cartels d’exposition, qui portent les titres d’oeuvres, auteurs, dates, techniques de réalisation. Il s’adonne aidé de cette seule description sommaire à la fabrication d’une œuvre dictée par ces codes issus du champ de l’art. Démarche d’appropriation insolente, quelque peu iconoclaste.
    Il met la main à la pâte en modelant des objets en terre cuite et céramique tirés de ce même jeu avec les mots, le langage, les définitions trouvées. Objets dont le dernier statut pourrait être de retourner à l’image et au texte par le biais de la photographie ou/et d’être montré dans l’espace, déposé sur socle, ou dans l’espace naturel comme certaines fleurs en Intrusion dans le jardin, à moins qu’en une autre Intrusion il reviennent dans l’architecture dessinés de ruban adhésif : objets incertains.

    Le travail de Pierre Richard s’origine des techniques vidéos.
    Ici il choisit d’emplir l’espace architectural en une forme de « spectacle total » presque immatériel parce que les projections lumineuses en sont l’acteur principal. Le déroulé dans un temps donné, suppose une « partition » préalablement écrite.
    La projection de lumière colorée, l’allusion à un ciel s’introduisant dans le lieu, des formes géométriques ou plus organiques, des photographies, des rushs d’actualité ou de films ayant trait à des foules se groupant, manifestant, images de révoltes populaires, s’enchaineront traverseront les murs, voûtes et vitraux de ce lieu d’architecture religieuse. De la musique électro-acoustique, un joueur de cornemuse viendront en résonance envelopper, ajouter au trouble de ce qui pourrait être un cérémonial, ou un rite païen contemporain. Le texte poétique lu/ slamé ou /et projeté dans l’espace invoque le Serpent. Il n’est pas celui de la tentation d’Eve mais bel et bien « à sornettes ». Il offre au lieu un nouveau pas de côté, qui pourrait vouloir décaler ce qu’ont été les sermons qui se tenait ici en d’autres époques et qui visait l’édification des foules. Ici une forme poétique d’invective, d’injonction à propos de ce monde contemporain, « terre castratrice qui t’intronise dans sa secte soporifique ».
    Le travail de Pierre Richard se fait en équipe. Il sollicite de nombreux collaborateurs : Juliette Paulet photographe, Morgan Delmotte ingénieur son et électronicien, Victor Villafagne passionné d’électro-acoustique et étudiant en art, Mathieu Richard étudiant en philosophie.

    Ils sont cinq et présentent des travaux récents, des recherches en cours, quelques extraits de réalisations abouties, le tout mis en forme pour ce cadre de l’exposition qui est nouveau pour eux.
    Ils sont dans l’aventure, l’invention, la prise de risque, l’interrogation sur le statut des objets montrés et leur devenir.

    Claire Paries.